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Découvrir Lorient ...

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Situation

Lorient ou An Oriant en orthographe bretonne unifiée, est une ville française située sur le littoral sud de la Bretagne, sous-préfecture du Morbihan (56). Lorient se situe à 500 kilomètres de Paris, 150 kilomètres de Nantes et de Rennes. Elle compte 63 000 habitants et fait partie du Pays de Lorient, agglomération regroupant 19 communes et 185 000 habitants.

La ville est constituée d'une quarantaine de quartiers proposant un habitat mixte, maisons et appartements, comme Kerfichant, Bois du Château, Keryado, Saint-Armel, Kerentrech, Le Gaillec, Le Manio, Kerdual, Kervenanec, Lanveur, Keroman, Kergroise, Carnel, Kerfichant, Kerolay, Kerguestenen, Le Mir, La Ville Neuve, La Ville en Bois, Kermélo, Le Ter, Kerlin, Merville, Nouvelle Ville, Saint-Maudé, La Puce, Quehélio, Kervaric, Keryvalant, La Fontaine des Anglais, Kerforn, Le petit et le grand Batteur, Le Kreisker, Kerguillet, Le Parco, Soye.

La ville de Lorient était appelée naguère « la ville aux cinq ports » (militaire, pêche, commerce, voyageurs et plaisance).

 

Histoire

La présence de monuments mégalithiques confirme le peuplement du Pays de Lorient à partir de 3 000 ans avant JC. Des vestiges de voies romaines (reliant Vannes à Quimper et Port-Louis à Carhaix) confirment l’occupation des gallo-romains.

Lorient est créé en 1666 pour répondre au développement de la Compagnie des Indes Orientales, fondée par Jean-Baptiste Colbert en 1664 à Port-Louis.

L'exiguïté de Port-Louis entraîne l'installation du chantier naval dans une zone de friche nommée "le Faouëdic" située en amont de Port-Louis, à la jonction du Scorff et du Blavet, qui sont les deux fleuves côtiers délimitant Lorient et se jetant dans la rade puis l'océan Atlantique. Le premier vaisseau qui y est construit s'appelle "Le Soleil d'Orient". Les habitants, qui avaient pris l'habitude de se rendre à "L'orient" pour voir son avancement, donnèrent peu à peu son nom à la nouvelle ville.

La prospérité de la Compagnie des Indes favorise une croissance très rapide de cette ville nouvelle, dont la population passe de 6 000 à 20 000 habitants entre 1702 et 1720. En même temps que la Compagnie des Indes, la Paroisse Saint-Louis de Lorient est créée en 1709. Cette croissance prit fin en 1763 avec la perte des principales possessions françaises en Inde (traité de Paris signé à l'issue de la guerre de Sept Ans). En 1770, le roi achète le port et en fait un arsenal royal qui va longtemps constituer le premier pôle d'activité de la ville de Lorient.

Lorient s’enrichit de la traite des Noirs, pratiquée entre autres sur les navires "le Saint-Louis" de 1729 à 1731 et "l’Aurore" en 1784. Avec 137 expéditions négrières au cours des 17e et 18e siècles, Lorient arrive à la sixième place des ports français.

Le port de pêche se développe après la première guerre mondiale : l'apparition du moteur sur les embarcations de pêche rend Lorient aussi compétitif que Groix et Étel. Le port de pêche de Kéroman est créé à partir de 1920.

En 1941, les Allemands, qui occupent alors la France, choisissent d'établir à Keroman un des quartiers généraux de leur flotte sous-marine. Mais très vite, les sous-marins seront l'objet de constants bombardements de la part de l'aviation alliée, détruisant la plupart des maisons et appartements de Lorient et modifiant profondément son patrimoine immobilier. Il est donc décidé d'ériger la plus grande des bases de sous-marins allemands de la Seconde Guerre mondiale où s'installeront les 2e et 10e flotilles, protégée par des constructions en béton armé, toujours visibles aujourd'hui et typiques du paysage immobilier de Lorient.

La ville sera rasée presque entièrement, puisque plus de 80 % des maisons et appartements de Lorient seront détruits entre 1943 et 1944 par les bombardements alliés, qui échoueront dans l'objectif de détruire la base des sous-marins, malgré le déversement de 4 000 tonnes de bombes.

La garnison allemande ne déposera les armes que le 10 mai 1945, c'est la reddition de la poche de Lorient. La ville de Lorient "morte pour la France" est décorée de la Légion d'honneur en 1949 et de la Croix de guerre 1939-1945.

En avril 1945, le Ministère de la Reconstruction préconise la construction, non pas de maisons et d’appartements, mais de baraques provisoires en bois. Ces baraquements étaient livrés en kit et il suffisait de les monter sur place. On compte en 1948, vingt-huit cités sous l’autorité de la ville de Lorient, l’agglomération en comptera plus d’une vingtaine supplémentaires réparties entre les villes de Ploemeur, Lanester, Hennebont et Quéven. Il s'agit là d'une particularité marquant à la fois l'esprit de la ville de Lorient aujourd'hui, mais aussi la nature de son parc immobilier.

Ces quartiers provisoires sont parfois composés de plus de 280 maisons. Les appartements y sont absents, par définition. Chacune de ces baraques avait des spécificités différentes selon leur origine (suédoise, finlandaise, suisse, française, américaine, canadienne). Pendant ce temps, les militaires utilisent une prise de guerre, un trois-mâts école allemand, rebaptisé Duchesse Anne comme maison des sous-mariniers et pour les colonies de vacances.

La période dite provisoire durera entre 10 et 40 ans, selon les implantations immobilières. La plus grande cité de la reconstruction, Soye, verra sa dernière baraque partir en 1991, au profit d’une maison. Un récent projet associatif, soutenu par les municipalités a permis d’en réimplanter une, afin de garder des traces de ces baraques en bois.

Le centre-ville et les faubourgs proches sont progressivement reconstruits au cours des vingt années qui vont suivre, offrant alors des maisons de différents styles et des appartements familiaux.

Dans le centre-ville, seuls quelques bâtiments subsistent pour témoigner de l'époque de la Compagnie des Indes.


Transports

En voiture, par la RN 165.

En bus, avec le réseau urbain et interurbains de la CTRL dont les bureaux se situent à la gare d’échange de L’Orientis, à Lorient. La compagnie exploite aujourd'hui 28 lignes terrestres et 4 liaisons maritimes. Depuis 2007, le réseau de transports collectifs en site propre "Triskell" a permis non seulement de raccourcir significativement le temps de parcours des bus, mais aussi de faciliter l'accès aux personnes à mobilité réduite.

En train, la SNCF assure 8 allers retours Paris - Lorient sur des lignes directes en TGV. De nombreuses liaisons quotidiennes sont également assurées au niveau régional par les TER.

En avion, l’aéroport de Lorient Bretagne Sud propose 9 destinations au départ de Lorient vers plusieurs villes de Grande-Bretagne et d’Irlande ainsi que plusieurs vols intérieurs à destination de Lyon ou Paris.

En bateau, la Compagnie Océane propose des traversées tout au long de l’année vers l’île de Groix (5 à 10 allers-retours par jour) et en juillet et août pour Belle-Île (1 à 2 allers-retours par jour). La société morbihannaise de navigation propose également des traversées vers l'île de Groix en saison au départ de Lorient (2 à 3 allers-retours par jour en saison). La CTRL assure quant à elle les « transrades », avec des « bateaubus » pour relier Lorient, Port-Louis, Gâvres et Riantec. Enfin, le bateau-taxi assure des traversées Lorient - Île de Groix ou des visites de la rade.

En vélo, la ville a construit de nombreuses pistes cyclables et offre des services de locations de vélos (pour étudiants, touristes).


People

Lorient est le berceau de nombreuses personnalités, dans des domaines aussi variés que les arts, la science ou la politique :

Auguste Brizeux, poète

André Degoul, écrivain

Irène Frain, écrivaine

Ernest Hello, écrivain

Viktor Lazlo, chanteuse

Claude Lepoitevin, peintre

Émile Rocher, peintre, sculpteur et céramiste

Michel Tonnerre, auteur de chansons de marins

Gilles Beuzet, auteur interprète de chansons "marinées"

Jacques Vaché, écrivain

Nicole Vattier, actrice

Émile Bertin, ingénieur général du génie maritime

François Joseph Bouvet de Précourt, marin

Alain Gautier, navigateur

Raymond Rallier du Baty, explorateur

Jacques Stosskopf, résistant

Jacques Andrieux, aviateur

Yves Allainmat, homme politique

Pierre-Paul Guieysse, homme politique

Marcel Guieysse, homme politique

Christian Guyonvarc'h, homme politique

Jean-Yves Le Drian, homme politique

Louis L'Hévéder, homme politique

Jules Simon, professeur de philosophie et homme d'État

Henri Dupuy de Lôme, ingénieur du génie maritime

Henri Paul, Chauffeur de la voiture de Lady Di et Dodi Al Fayed

Pierre Fatou, mathématicien et astronome

Adolphe Duparc, évêque de Quimper

Ronan Le Crom, footballeur français

Émile Marcesche, entrepreneur, créateur du port de commerce

Yoann Gourcuff, international de l'équipe de France de Football

Christian Gourcuff, entraîneur du FC Lorient


Festival Interceltique

Le Festival Interceltique de Lorient est né il y a plus de 40 ans, de la volonté de ses fondateurs de contribuer au développement de la musique et de la culture bretonne et aussi de s'ouvrir vers les nations d'implantation celte dans les îles britanniques (Écosse, Pays de Galles, Cornouailles, Île de Man, Irlande) mais aussi dans le nord de l'Espagne (Galice et Asturies).

Cela lui a donné une place particulière dans l'ensemble des festivals bretons, mais aussi nationaux dans la mesure où il a su créer un lieu de rendez-vous mettant en scène la Bretagne à côté d'autres nations et ainsi forger un nouveau concept porteur d'échanges : l'interceltisme.

Fort de son succès, l'interceltisme a franchi les premières frontières celtes britanniques et espagnoles pour se tourner vers d'autres lieux où existe également une implantation, plus récente, issue des migrations de ces celtes britanniques et espagnols.

Le festival a été installé à Lorient en 1971. Il réunit près 700 000 spectateurs chaque année, ce qui en fait le premier festival français en terme de fréquentation. C'est également le festival d'été le plus long de France puisqu'il s'étale sur 10 jours, ainsi que le festival européen où on y trouve la plus grande consommation d'alcool après l'Oktoberfest de Munich.

L'ancêtre de ce festival était le Festival Interceltique des Cornemuses. Il se trouvait à Brest depuis 1953. Lorsque la ville de Brest souhaita arrêter ce festival, son fondateur Polig Monjarret le proposa au Président du Comité des Fêtes de Lorient, Pierre Guergadic, qui l'accepta. Après une première année réussie à Lorient (la Fête des Ports, en 1970), la ville de Lorient accueillit la manifestation.

Ce festival accueille également le concours d'été des bagadoùde première et deuxième catégories, ainsi que de la première moitié de la troisième catégorie.

D'année en année, le festival s'est adapté à la société, tout en faisant partager ses richesses de cultures. Aujourd'hui, il est devenu l'un des plus grands festivals au niveau international. Chaque année, un des pays ou des régions invités est mis à l'honneur, et en particulier la Bretagne pour les 40 ans du festival, en 2010.